Mastomys Natalensys (Souris multimammate)

Le mastomys est un petit rongeur timide, un peu nerveux et très actif, vivant en groupe, qui est réservé aux personnes averties. Beaucoup de temps et de patience seront nécessaires à la domestication du mastomys, car encore peu répandu en captivité pour compagnie. Ce n’est donc pas un rongeur adapté aux enfants.

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 En bref

  • Le mastomys est un rongeur crépusculaire, il est actif en début et fin de journée ;
  • Il n’est ni une souris, ni un rat, mais bien une espèce à part entière ;
  • Son espérance de vie est d’environ 2 ans ;
  • Son régime alimentaire est omnivore à tendance granivore ;
  • Pas de copeaux de bois de résineux ;
  • Le mastomys est un rongeur peu odorant ;
  • Le mastomys est une espèce grégaire : il doit vivre en groupe unisexe de 3 à 6 individus ;
  • Il requiert les soins d’une personne avertie et responsable ;
  • Il n’est clairement pas adapté aux enfants ;
  • Il peut être timide, très peureux, voire agressif dans certains cas ;
  • Une cage à barreaux de dimensions L60xP40xH30 cm est idéale ;
  • Le sexage se fait par comparaison de la distance ano-génitale, plus grande chez le mâle ;
  • Le mastomys est très fertile, évitez les contacts d’individus de sexe opposé ;
  • La gestation est de 25 jours en moyenne ;
  • Le mastomys est nidicole, il ne nait pas complètement formé ;
  • Un matomys est sevré à partir de 6 semaines ;

 Présentation

Originaire de l’Afrique Subsaharienne, la souche sauvage de mastomys est réputée comme vecteur de maladies, ce qui n’est heureusement pas le cas de la souche domestique (Mastomys natalensis).

C’est un rongeur qui est notamment connu dans le domaine de la terrariophilie pour sa prolifération importante, et n’est donc que très peu habitué à la manipulation en tant qu’animal de compagnie.

Appartenant à la famille des muridés, comme les rats et les souris, le mastomys est crépusculaire, c’est-à-dire qu’il s’active en début et fin de journée.

Son espérance de vie est généralement limitée à deux ans. Adulte, il mesure en moyenne 12 cm sans la queue et pèse de 60 à 100g, soit en moyenne 75g.

Grégaire, le mastomys ne supporte pas la solitude et doit donc vivre en groupe unisexe de 3 à 6 individus, intégrés dans les règles de l’art.

Tout comme chez le rat, la hiérarchie au sein du groupe est importante et peut donner lieu à quelques disputes. Ces dernières sont à surveiller ; n’intervenez qu’en cas de morsures à sang, à l’aide de gants épais.

Sexuellement actif à 2 mois, le mastomys, très prolifique, peut avoir 12 jeunes en moyenne avec un maximum de 21 petits suite à une période de gestation de 25 jours en moyenne.

Nidicoles, les jeunes – déjà recouverts d’un fin duvet à la naissance – sont sevrés à l’âge de 28 jours et doivent être séparés à 6 semaines.

Suite à son élevage, quelques mutations génétiques occasionnant diverses  variétés de couleurs sont apparues.

Relativement peu domestiqué, le mastomys est un rongeur nerveux, qui a tendance à mordre facilement s’il se sent menacé.

Capable de faire des bonds de quelques dizaines de centimètres, il est néanmoins possible, avec beaucoup de patience, de manipuler certains individus qui peuvent à terme accepter les friandises à la main ou les caresses.

En soi, c’est un animal qui n’est pas adapté aux enfants.

Alimentation

L’alimentation est responsable de 75% des décès lorsqu’elle n’est pas adaptée aux besoins nutritionnels du mastomys ; ceux-ci correspondant à des taux avoisinant 18% de protéines, 3% de matières grasses, 12% de cellulose brute et 8% de cendres brutes.

Omnivore à tendance granivore, le mastomys peut suivre le même régime alimentaire que les rats ou les souris – extrudés ou bouchons plutôt que mélanges de graines – mais a besoin d’un apport protéique supplémentaire, lequel peut être satisfait par des vers de farine ou quelques croquettes pour chiot de façon occasionnelle.

Des fruits ou légumes frais à température ambiante peuvent être donnés en petite quantité 2 à 3 fois par semaine. En cas de diarrhée, donnez-en plus rarement.

Le foin peut être donné à volonté pour favoriser le transit intestinal et l’usure des dents.

Evitez tout ce qui est trop gras, sucré, salé ou acide.

L’eau peut être distribuée en biberon ou dans une gamelle, selon vos préférences.

La cage

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L’emplacement idéal de la cage d’un mastomys se trouve être sur un meuble dans une pièce calme, à l’abri de l’agitation journalière de ses occupants.

Un groupe de 5 individus peut être maintenu dans une cage de 40×60 cm à la base. Faisant également office de cachette, un étage est bien souvent apprécié.

Sont à privilégier les cages à barreaux, dont ces derniers descendent jusqu’en bas du bac, afin de limiter les zones pouvant être rongées. Les cages en plexiglas peuvent également être utilisées mais offrent plus de matière à grignoter.

Les terrariums sont à éviter car trop peu ventilés ; ils pourraient causer des problèmes cutanés ou respiratoires en cas d’hygrométrie trop élevée.

N’hésitez pas à ajouter de nombreux accessoires (cordes, hamacs, échelles, etc.) en bois naturel qu’ils pourront ronger pour user leurs incisives.

Litière

La litière de chanvre ou de lin est à renouveler une fois par semaine. Veillez à ce qu’elle soit peu poussiéreuse, sèche et présentant une bonne odeur (non parfumée).

Sont proscrits les copeaux de bois de résineux parfumés ou non qui se présentent comme dangereux (problèmes respiratoires, tumeurs, etc.) pour nos petits rongeurs.

A savoir que le mastomys ne dégage presque pas d’odeurs, contrairement à ses cousines, ce qui en fait un animal agréable à maintenir dans une pièce peu spacieuse.

Sorties

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A savoir que les sorties ne remplacent pas un habitat adapté dans lequel ils passeront plus de 20 heures par jour.

Difficiles à organiser, les sorties doivent toujours se faire dans un espace préparé et sous surveillance. Tout élément dangereux pouvant être rongé ou ingéré tels que les fils électriques, sachets en plastique, produits toxiques, plantes d’intérieur (…) doit être éloigné et tenu à distance pendant la période de sortie.

Le mastomys apprécie les sorties dans la limite où il connait son environnement, notamment s’il peut retourner librement dans sa cage. Gardez à l’esprit que c’est un rongeur capable d’effectuer des bonds démesurés et que les parois d’un parc pourraient ne pas être suffisamment hautes pour empêcher une évasion.

Evitez les boules de promenade ainsi que les harnais, non adaptés.

Santé

Les mastomys ne se vaccinent pas, mais peuvent être déparasités de façon préventive ou curative. Ces antiparasitaires restent cependant des « médicaments » ; veillez à consulter votre vétérinaire pour respecter les doses prescrites.

D’ordinaire assez fragile, le mastomys est notamment sujet aux abcès, tumeurs malignes et problèmes respiratoires. Il est utilisé en laboratoire dans le cadre de l’étude du cancer de l’estomac.

Il ne doit pas être exposé aux courants d’air ou subir de choc thermique trop important.

Bien que peu onéreux à l’adoption, le mastomys peut nécessiter un budget vétérinaire conséquent, à ne surtout pas négliger.

Où adopter?

Il n’existe à ce jour aucun élevage amateur de mastomys destinés à la compagnie. Si cette espèce vous intrigue, vous serez donc contraint de vous tourner vers les animaleries ou éleveurs de reptiles, qui l’utilisent comme proie.

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Ces animaux, pour la plupart, n’ont jamais vu la main de l’homme et peuvent se révéler peureux, voire agressifs dans certains cas.

Lors d’une adoption, pensez à vérifier les points suivants :

  • animal vif et curieux ;
  • absence de souillures au niveau de la région anale;
  • respiration non bruyante ni saccadée ;
  • yeux non collés ;
  • pelage propre non dégarni ;
  • queue non cassée

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