Démarrer un élevage

Vous souhaitez vous lancer dans l’élevage? Voici un petit guide pour bien débuter. Il reprendra différents liens intéressants à lire, et qui de manière générale, vous aideront quelle que soit l’espèce concernée. A vous après d’aller glaner toutes les informations dont vous aurez besoin au cas par cas.

Introduction

Avant toute chose, une petite citation sortie d’un article cité plus bas :

Pour faire simple, la seule raison pour laquelle on peut reproduire des animaux est d’obtenir des bébés avec une amélioration évidente par rapport aux parents. 

C’est un point de vue partagé par beaucoup d’autres éleveurs de divers animaux également. Si vous voulez élever une espèce, vous le faites dans l’espoir d’avoir un animal qui se rapprochera des standards d’excellence mis en place par n’importe quel club ou organisation qui traitent de l’espèce que vous élevez, tout en gardant un bon caractère et en essayant de réduire et éliminer les problèmes de santé. L’élevage doit être bien plus que de mettre deux animaux ensemble.

Tout d’abord, démarrer l’élevage c’est lire pour s’informer, pendant des heures, des jours, des mois. A l’heure actuelle, au bout de 10 ans d’élevage, je lis encore énormément. Parce que les infos ne sont pas “fixes”, parce qu’on découvre tous les jours ou presque il est important de se tenir informé et d’évoluer, que ce soit dans sa manière d’élever, de voir les choses, dans son matériel, etc.

Quelques liens intéressants à lire :

Avant de démarrer : 

Je vois de plus en plus souvent des gens qui décident d’abord de devenir éleveur, avant même d’avoir détenu l’espèce. Ce n’est pas le bon ordre pour travailler!

Il faut évidemment d’abord avoir possédé l’espèce, si possible au moins une vie (de l’espèce) pour savoir si c’est bien un animal qui vous convient. Habituellement, on a plus tendance à vouloir élever une espèce que l’on apprécie. L’élevage n’est pas une mode, ni un hobby “marrant”, et certainement pas une méthode pour gagner de l’argent (cf avant l’élevage, éthique).

Élever une espèce, c’est être fier des animaux que l’on produit. Ces animaux sont un peu “l’art” de l’éleveur, ses œuvres vivantes. D’où l’intérêt de faire sa propre lignée, plutôt que de prendre les lignées des autres et se contenter de les reproduire.

Comme je le disais plus haut, il faut énormément apprendre, et comme il en va de la vie d’animaux, il vaut mieux savoir avant, que d’apprendre sur le tas! Il faut absolument connaitre la génétique, d’une part pour éviter les problèmes de santé liés aux gènes particuliers, savoir comment réagir au niveau de ses lignées quand on découvre un problème potentiellement génétique, mais de manière plus pratique cela évite les portées “photocopies” de variétés qui ne sont pas faciles à faire adopter.

Lire également tout ce qui concerne les méthodes d’élevage, les articles surtout étrangers sur les habitats, les habitudes alimentaires, etc.

Pour démarrer

Il faut décider de l’espèce, des variétés (si possible assez peu pour pouvoir bien travailler) et faire un projet d’élevage. Un projet d’élevage ne tient pas en deux ligne, on ne se contente pas de dire : je veux des hamsters en bonne santé et grands. Non, il faut indiquer le nombre d’animaux que vous voudriez, le nombre maximum que vous pourrez avoir, ce que vous allez travailler comme variété, comment vous aller y arriver, avec quelles techniques d’élevage, comment vous voudriez par exemple parvenir à vos animaux en bonne santé, ou grands. A quel rythme vous allez travailler. Etc. Un projet d’élevage va évoluer au fur et à mesure des problèmes et succès que vous rencontrerez, mais c’est bien de l’avoir par écrit, surtout dans les “sales périodes” où vous y retrouverez vos bases, vos buts (il arrive souvent de “se perdre” au bout d’un moment, il est toujours bon de pouvoir se recentrer).

Il va falloir aussi établir un budget, prévoir combien les animaux vont vous coûter et ne jamais tabler sur ce que vous allez gagner (car finalement il suffit d’avoir quelques bébés non vendus qui restent chez vous deux trois mois supplémentaires pour annuler tous les gains). Prévoir l’achat des habitats, de la nourriture, des extras, des litières, du véto, …

Etablir le temps dont vous disposez, cela va régler le nombre de portées que vous pourrez faire, surtout au début (au bout d’un moment, on s’organise d’une meilleure façon et on peut augmenter, mais ne brulez pas les étapes, chaque chose en son temps).

Réfléchissez à votre éthique d’élevage aussi, comment vous réagirez à chaque situation. C’est quelque chose que personne ne peut décider pour vous! Par exemple, si vous avez une portée de 20 bébés, comment allez-vous réagir? Allez-vous les laisser et aider si besoin, et laisser maman manger les bébés de trop? Ou supprimer une partie de la portée? Ca, ce sont vos choix, vous seuls pouvez les faire. Mais il faut impérativement penser à ces choix AVANT qu’ils ne deviennent obligatoires, pour pouvoir réagir vite en cas de soucis.

Il faut aussi définir sa manière de fonctionner pour les adoptions (contrats, questionnaires préalables, possibilité de réservations avant que la portée soit née ou non, ordre des réservations, etc.) parce que la plupart des adoptants se croient tout permis et passent des heures à vous harceler pour des news, des photos et autres. Il vaut mieux mettre les choses au clair dès le départ !

N’hésitez pas à parcourir les sites des éleveurs pour voir comment ils fonctionnent, réfléchir ensuite ce qui vous conviendrait.

Pour choisir ses animaux, il faut choisir le meilleur! Les éleveurs étrangers estiment que seuls deux à trois bébés par portées sont potentiellement reproducteur. Je pense que ce n’est pas tout à fait vrai, mais c’est vrai par contre qu’il faut choisir le meilleur de chaque portée pour reproduire. Hors, la plupart des éleveurs gardent les meilleurs pour eux, il ne faut donc pas hésiter à réserver longtemps (et donc être patient) à l’avance pour avoir vraiment l’animal de choix! Il vous faudra aussi aller en expos, et réserver chez des éleveurs étrangers, vu le peu d’éleveurs en régions francophones.

Choisir un animal uniquement parce qu’il a un gène super rare vous rend la tâche bien compliquée, ne l’oubliez pas! Si l’animal n’a pour lui que sa couleur, il va falloir construire une lignée autours de lui en “reconstruisant” le reste (morphologie, longévité, etc.). C’est plus facile à réaliser quand vous avez déjà plusieurs lignées saines en parallèle, l’introduction d’un gène pose alors moins de problème.

La méthode parfaite n’existe évidemment pas! Ni le projet d’élevage parfait. Mais on peut se donner de meilleures chances de réussites en prenant les conseils d’éleveurs qui ont déjà de l’expérience derrière eux. Pourquoi faire des erreurs seul, alors qu’on pourrait les éviter en posant quelques questions? N’hésitez pas à venir nous faire part de votre projet d’élevage sur notre forum, ou même poser vos questions avant d’envisager un éventuel élevage.