Charte de l’éleveur

logo_charte_afarQue vous soyez éleveur, ou que vous cherchiez à adopter un rongeur, voici la charte de l’éleveur  proposée par l’A.F.A.R.

Pour les éleveurs : chaque éleveur est libre de l’adopter s’il le désire, de la copier partiellement ou entièrement sur son site, tant qu’il lie le texte vers cette page. Il va de soi que si vous indiquez sur votre site que vous suivez cette charte, il faut qu’elle soit appliquée dans la réalité.

Pour les adoptants : les éleveurs qui suivent cette charte s’assurent du bien-être de leurs animaux et proposent, normalement, des animaux aux lignées suivies, sains et manipulés.

Charte générale : voir plus bas (valable pour toutes les espèces)
Charte pour l’adoptant (guide pour faciliter l’adoption)
Charte spécifique de la souris
Charte spécifique du hamster
Charte spécifique du rat
Charte spécifique de la gerbille
Charte spécifique de l’octodon
Charte spécifique du cochon d’inde
Charte spécifique du chinchilla

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Point 1 : Animaux de compagnie – contacts

L’éleveur est responsable de la vie des animaux qu’il fait naître. Il se doit de leur fournir la meilleure vie possible jusqu’à la fin.

Même si l’éleveur doit évidemment sélectionner ses lignées, même si certains éleveurs ont pour but d’avoir des animaux champions, même si la plupart des jeunes de l’éleveur sont ensuite placés dans d’autres foyers, tous les rongeurs sont considérés comme des animaux de compagnie.

Ils doivent donc avoir des contacts journaliers avec l’éleveur et/ou d’autres personnes (membres de la famille par exemple). L’accent doit être mis sur les animaux qui ne vivent pas dans les pièces de vie commune, mais dans un espace séparé (pièce, abris).

L’éleveur s’engage à s’occuper des adultes au maximum de ses disponibilités, et en fonction du mode de vie de l’animal (soirée pour les gerbilles, soirée avancée pour les hamsters syriens, par exemple, voir les chartes par espèce). Que l’animal soit champion, ou qu’il ait été gardé « de force » parce que non-adopté, tout animal a droit au même traitement.

L’éleveur s’engage à sortir ses animaux de leur habitat pour leur permettre de se dépenser, et à le faire de manière adéquate (pas de boule de promenade, par exemple) et de manière régulière. C’est à l’éleveur d’adapter la fréquence et le temps de sortie en fonction des besoins de chaque animal. Seules les espèces exotiques (trop sauvages et/ou trop fragiles) ne doivent pas être sorties de leur habitat, mais l’habitat doit être alors plus spacieux.

Comme le bien-être de l’animal est la priorité, l’éleveur peut, s’il le souhaite, pratiquer le rehoming de ses adultes, en s’engageant à chercher une bonne famille, et à prendre le temps qu’il faut pour le placer, sans le mettre de côté.

Rehoming : replacer un animal d’élevage adulte, après qu’il ait déjà reproduit, ou parce que, justement, l’éleveur décide de ne pas le reproduire. Le rehoming permet à l’animal de trouver un foyer qui lui donnera plus de temps qu’un éleveur qui possède déjà un certain nombre d’animaux. 

Point 2 : Maintient

L’habitat sera un compromis entre « le plus grand possible » et la facilité d’entretien. Plus les habitats sont spacieux et mieux c’est.

L’éleveur s’engage en outre à offrir à l’animal un environnement riche et adapté, et non une simple cage litière-maison-nourriture. Il pensera à l’environnement naturel de l’animal pour son habitat (épaisseur de la litière importante pour les gerbilles et les hamsters, branches pour les écureuils de Corée, étages pour les chinchillas, par exemple), et ajoutera des accessoires ( roues pour les espèces qui courent beaucoup, étages pour les espèces arboricoles/qui grimpent, tunnels, cachettes pour les espèces discrètes, choses à explorer pour les espèces curieuses, …).

L’éleveur veillera à ce que tout l’habitat soit sécurisé pour l’animal (pas de litière toxique, pas de bois toxique, pas d’objet dangereux).

Les cages seront toujours propres et saines pour les animaux (elles seront changées plus ou moins fréquemment selon le type de litière utilisée et l’espèce concernée, les plateaux et accessoires seront nettoyés aussi souvent que nécessaire).

Les animaux sont placés selon les besoins de l’espèce (grégaire ou solitaire), la reproduction doit rester contrôlée (pas d’animaux vivant en couple toute leur vie – sauf exception pour certaines espèces exotiques, au cas par cas selon l’espèce).  En bref, les espèces grégaires doivent être maintenues en groupe unisexes (sauf les individus territoriaux, malades, en quarantaine). Voir la charte par espèce pour les informations précises.

Point 3 : Santé

L’éleveur devra respecter des précautions sanitaires strictes dans ses lieux d’élevage, pour éviter des maladies qui se dispersent rapidement et pourraient également toucher d’autres éleveurs. Les lieux doivent toujours être propres et désinfectés, les aliments périssables seront rangés à l’abri de l’air et si possible de la lumière, et l’éleveur pensera à se désinfecter (les mains ou tout le corps) en cas d’animal malade à manipuler (avant et après). Il pensera également à faire une quarantaine si nécessaire pour les nouveaux venus dans l’élevage.

Les animaux seront observés régulièrement pour vérifier qu’il n’y a aucun soin à leur apporter. L’éleveur peut pratiquer les soins basiques lui-même, dans la limite où l’automédication est pratiquée dans le cadre d’une pathologie déjà connue et dont le traitement a été validé par un vétérinaire compétent.

Il ira chez un vétérinaire dès que cela se révèle nécessaire, et s’engage à ne pas laisser un animal souffrir. Il devra avoir un vétérinaire ou une clinique vétérinaire compétent(e) en rongeurs accessibles, et un numéro de téléphone toujours à portée de main.

L’euthanasie des animaux de plus de trois jours devra toujours être réalisée par un vétérinaire compétent, et ne devra en aucun cas faire l’objet de pratiques « maisons » (chloroforme, CO², …). Les animaux euthanasiés avant leur troisième jour (culling, voir plus loin) peuvent l’être via un refroidissement rapide et définitif.

Point 4 : Elevage et reproduction

L’éleveur s’engage avant tout à bien connaitre, et continuellement s’informer sur l’espèce qu’il élève. Il s’agit d’un apprentissage continu, qui s’effectue via des contacts (réels et éventuellement sur Internet) avec d’autres éleveurs, avec des vétérinaires, etc.

Il devra connaitre correctement la génétique de l’espèce élevée, pour savoir comment faire évoluer ses lignées (cet apprentissage sera moins lourd si l’éleveur se spécialise dans une seule variété), et savoir quels gènes ne peuvent pas être croisés ensemble (gènes létaux ou problèmes génétiques divers). Cet apprentissage de la génétique lui permettra aussi de bien réagir en cas de problème dans une lignée (problème de santé récurrent par exemple).

L’éleveur devra avoir un projet d’élevage complet et correct, bien réfléchi, en particulier les éleveurs débutants qui n’ont pas encore l’expérience pour les aider. Ce projet doit figurer en entier ou en résumé sur le site d’élevage, et ne doit pas être simple copié collé d’un autre site (le projet est personnel) même si les buts ou l’éthique sont similaires.

Il choisira avec soins ses reproducteurs, idéalement de lignées connues. Les reproducteurs « sans origines » peuvent être choisis mais c’est alors à l’éleveur de bien préciser les raisons de ce choix, et d’indiquer clairement la provenance de l’animal reproducteur sur ses annonces.

Il fera ses portées en ayant pour seul but l’amélioration de l’espèce domestique, et non ses intérêts personnels (mutation rare valant cher ou autre). Le but d’une portée est donc d’obtenir des jeunes aussi bons ou meilleurs que les parents.

L’éleveur s’engage à garder à jour ses notes sur les problèmes dans les lignées (santé, graves problèmes morphologiques, comportement…) et arrêter les branches des lignées avec trop de problèmes. Il s’engage également à fournir ces informations aux personnes concernées (autres éleveurs, adoptants…). Le but premier de tout élevage étant d’obtenir des animaux en bonne santé et avec une bonne longévité.

Il ne devra pas épuiser ses femelles avec des portées à répétition.

Il devra faire attention de diversifier le patrimoine génétique de l’espèce en n’utilisant pas toujours le même mâle, et s’il travaille en inbreeding, le taux de consanguinité et la méthode de sélection doivent être bien maitrisés.

Le culling, consistant en la « suppression » des petits d’une portée dans les premiers jours suivant leur naissance, doit être envisagé uniquement dans l’intérêt de la mère ou de petits visiblement non viables et ne doit pas faire l’objet d’une pratique abusive de la part de l’éleveur.

Chaque portée aura la même attention, les mêmes soins, chaque bébé sera manipulé et choyé jusqu’à son adoption. Une attention particulière reste donnée aux adultes reproducteurs avant, pendant, et après les naissances.

Point 5 : Placement des animaux

L’éleveur proposera uniquement des animaux en bonne santé, sevrés, les femelles ne seront pas gestantes ni allaitantes.

Il s’assurera toujours du sérieux de ses adoptants potentiels (il peut pour cela discuter de vive voix ou par e-mail avec les adoptants, faire remplir un questionnaire et/ou demander des photos de la future installation de l’animal…). Si l’animal part chez un éleveur, il vérifiera que l’éleveur fait un travail correct et qu’il s’occupe bien de ses animaux.

Il est responsable de chaque portée, aucun jeune ne devra être « expédié » ou refourgué à la va-vite sous prétexte qu’il y en a d’autres qui suivent.

L’éleveur ne se débarrassera pas des animaux « de trop » (jeunes ou adultes) ni dans une animalerie, ni chez des terrariophiles, ni en les « bradant » sur une exposition ou une foire. Il se doit de trouver un foyer correct à chaque animal qu’il place.

Il fournira à l’adoptant tous les conseils et toutes les informations nécessaires pour bien s’occuper de l’animal. Il peut le faire oralement, mais une aide sur fiche est toujours plus intéressante. Il fournira également les informations sur l’animal en lui-même, soit via un pédigrée, soit via une fiche (avec au minimum la date de naissance, l’espèce et la variété, la variété des parents et d’éventuels antécédents de santé – surtout pour les adultes).

Il s’engagera à reprendre ou à replacer les animaux nés chez lui dont les adoptants ne peuvent plus s’occuper (pour ainsi éviter les animaux abandonnés). Il va de soi qu’une fois qu’un adoptant qui a rendu ses animaux à l’éleveur pour diverses raisons sera beaucoup plus questionné pour une éventuelle adoption ultérieure, même chez d’autres éleveurs

Il n’est pas obligé d’accepter de faire visiter son élevage (pour des raisons sanitaires évidentes) mais montrera à l’adoptant, s’il le désire, les parents et éventuellement d’autres animaux de la même famille (frères/sœurs….).


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